Violences relationnelles et intimes
Six capsules vidéo de fiction dont le but est de visibiliser les formes de violence plus subtiles et insidieuses qui peuvent s'immiscer dans les relations au quotidien.
Elles s’adressent tout particulièrement aux personnes qui commettent les agressions afin de leur proposer un choix alternatif à ces formes de violence.
Le projet
Les 3 sex* présente Te reconnais-tu? Tu peux faire mieux. Choisis la non violence. Cette nouvelle campagne de sensibilisation porte sur les violences relationnelles et intimes prenant place au sein de relations entre personnes appartenant à la diversité sexuelle et de genre.
Bien que les scénarios de capsules vidéo se basent sur des témoignages et soient écrits à partir de points de vue situés, chaque vidéo est entièrement fictif.
Ce projet est financé par le Bureau de lutte contre l’homophobie et la transphobie du ministère de la Justice du Québec, en partenariat avec la Chaire de recherche sur la diversité sexuelle et la pluralité des genres.
Comment utiliser ce contenu?
Vous pouvez utiliser ces capsules vidéo pour ouvrir le dialogue sur le sujet des violences relationnelles ou intimes avec les élèves, ou vous en servir comme une base pour créer vos propres outils pédagogiques sur le sujet.
Capsule 1 – Transphobie et slutshaming
Synopsis
Une soirée familiale se prépare. L’atmosphère devrait être à la fête! Malheureusement, les jugements et la peur prennent d’assaut l’un.e des protagonistes. La capsule vidéo se trouve ici.
Définition des enjeux abordés
Le slut-shaming : c’est une critique dirigée contre les femmes dont le comportement sexuel ou la révélation des vêtements transgresse les codes de comportement conventionnellement acceptables » (IREF, 2022). Le slut-shaming peut se faire sentir dans les dynamiques relationnelles queer, notamment lorsqu’un.e partenaire vit de la honte ou du stress face à l’apparence de saon/son/sa partenaire – possiblement associé à la transition sociale – et choisit de le lui imposer (IREF, 2022).
La transphobie est une forme de violence systémique vécue par les personnes trans et non binaires (GRIS, 2020). Elle « peut se manifester sous forme de violences verbales (moqueries, insultes, menaces), psychologiques (rumeurs, chantage, outing), physiques (agressions physiques ou sexuelles, crime de haine, meurtres), ou par des comportements discriminatoires ou intolérants (discrimination à l’embauche, au logement ou à l’accès aux soins médicaux) » (GRIS, 2020). La transphobie se manifeste également dans les relations amoureuses queer lorsqu’un.e des partenaires brime l’identité et l’expression de genre de saon/sa/son partenaire.
Ressources externes
- Interligne. Ligne d’écoute et de renseignement pour les personnes LGBTQ+; 24/7; Appels et textos : 1 888 505-1010.
- Aide aux transsexuelles et transsexuels du Québec (ATQ). Services de conseils gratuits et confidentiels aux personnes trans ou en questionnement sur leur identité de genre; Ligne d’écoute : 1 855 909-9038, poste 1; Courriel : [email protected].
- Alterhéros
Capsule 2 – Coming out forcé
Synopsis
Deux jeunes personnes amoureuses se préparent pour leur cours d’éducation physique. Elles se retrouvent seules et libres d’exprimer leur amour. Rapidement, l’une des personnes se retrouve coincée et forcée à démontrer son affection. La capsule vidéo se trouve ici.
Définition des enjeux abordés
Le coming out est l’action de dévoiler une partie de soi à des gens de confiance (orientation sexuelle, identité de genre, statut sérologique, etc.). La décision de se dévoiler relève d’un choix entièrement personnel et devrait être fait de manière autonome et dans le consentement le plus éclairé. Il appartient à chaque personne de se révéler à son rythme uniquement si, et lorsqu’elle en ressent le besoin.
Le outing réfère plutôt au dévoilement de son identité sexuelle et de genre contre son gré par une tierce personne ou par un groupe (Amari, 2012), alors que la démarche du coming out relève d’un choix individuel et volontaire.
Ressources externes
- Interligne. Ligne d’écoute et de renseignement pour les personnes LGBTQ+; 24/7; Appels et textos : 1 888 505-1010.
Capsule 3 – La violence économique
Synopsis
Au retour d’une soirée arrosée et plaisante, Raph se voit interrogé.e et contrôlé.e par son partenaire, qui cherche comment exprimer ses insécurités financières. La capsule vidéo se trouve ici.
Définition des enjeux abordés
La violence économique: il existe plusieurs types de violence : physique, verbale, sexuelle, psychologique, économique (financière), la négligence, etc. La violence économique « désigne une forme de violence dans laquelle une personne a le contrôle de l’accès aux ressources économiques de la victime » (Gouvernement du Canada, 2019). Des exemples de cette forme de violence seraient de « contrôler les finances ou de refuser de partager l’argent », de « surveiller les comptes de cartes de crédits personnels » ou encore de « ridiculiser la façon de gérer son argent » (SOS violence conjugale).
Ressources externes
Capsule 4 – Racisme sexuel
Synopsis
Une date. Un bar. Deux personnes : l’une est remplie de préjugés et choisit de mettre l’autre au pied du mur. L’espace d’une rencontre peut changer une vie à tout jamais, seulement si nous restons dans l’ouverture et la curiosité face à l’inconnu et au partage. La capsule vidéo se trouve ici.
Définition des enjeux abordés
Le racisme sexuel : le racisme peut être défini par des préjugés à l’égard de certaines personnes ou groupes d’individus, ou encore par des discriminations et stigmatisations basées sur des « attributs » fixes et péjoratifs (physiques, génétiques ou biologiques) (Wieviorka, 1991).
Quant au racisme sexuel, Plummer (2007), ainsi que Ro et al. (2013) y associent trois dimensions principales : les stéréotypes ethnosexuels, soit l’association de caractéristiques sexuelles à certaines communautés culturelles, le fétichisme racial, soit la préférence sexuelle envers une ou plusieurs communauté(s) culturelle(s) et le rejet sexuel sur la base de la « race », soit l’exclusion systématique de personnes d’une ou de plusieurs communauté(s) culturelle(s) dans un contexte sexuel ou amoureux.
À noter que le concept de race est utilisé dans ce contexte non pas en tant que catégorie biologique, mais en tant qu’entité politique des relations sociales qui sont racisées et racialisantes (Yee et Dumbrill, 2003).
L’islamophobie se rapproche du racisme dans ses fondements et dans ses objectifs. Une conception stéréotypée et discriminatoire de la religion musulmane est parfois véhiculée au sein des communautés LGBTQ+ au Québec; certaines personnes la conceptualisent comme irrémédiablement patriarcale et incompatible avec les cultures et démocraties occidentales et homonormatives (Rahman, 2010).
Cette perception découle de conceptions séculières et antithétiques aux compréhensions homonormatives des communautés LGBTQ+. Cette hostilité à l’égard des religions et de ses pratiques (Leroux, 2013) se manifeste notamment par des discriminations et violences islamophobes.
Ressources externes
- AGIR. Centres d’accueil, groupes de soutien, accompagnement individuel, activités sociales.
- Centre de luttes contre l’oppression des genres. Programme de soutien entre pairs.
Capsule 5 – Biphobie
Synopsis
Quand l’intimité supposément bienveillante et plaisante tourne en critiques, mépris et reproches, la clé se trouve peut-être dans l’acceptation de nos insécurités? La capsule vidéo se trouve ici.
Définition des enjeux abordés
La biphobie se définit par l’ensemble des attitudes, comportements ou gestes négatifs dirigés envers les personnes bisexuelles. La biphobie est une forme de discriminationqui se caractérise par l’invisibilisation de l’orientation sexuelle et le monosexisme, c’est-à-dire la croyance qu’il n’est possible d’être attiré.e que par un seul genre/sexe.
Les mythes et stéréotypes envers les personnes bisexuelles sont dommageables et perpétuent des croyances erronées telles que le risque plus grand d’infidélité de la part des personnes bisexuelles. L’invisibilisation de la bisexualité s’accompagne souvent de croyances basées sur l’aspect temporaire de l’orientation, et perpétuées par des discours voulant qu’une personne bisexuelle est en cheminement vers l’hétérosexualité ou l’homosexualité.
Ressources externes
- Interligne. Ligne d’écoute et de renseignement pour les personnes LGBTQ+; 24/7; Appels et textos : 1 888 505-1010.
-
Info-aide violence sexuelle. Ligne d’écoute et de renseignement; 24/7; 1 888 933-9007.
Capsule 6 – Jalousie et contrôle
Synopsis
Assis.e à sa coiffeuse et prêt.e à se préparer pour une soirée enflammée, Gabriel.le reçoit un message. Sa date lui fait faux bond… Sous l’orgueil et l’impatience de notre protagoniste se cachent peut-être certaines insécurités et craintes? La capsule vidéo se trouve ici.
Définition des enjeux abordés
La jalousie est un sentiment normal qui peut être vécu par tout le monde. Il vient généralement de pair avec un sentiment d’insécurité ou d’une perception de menaces sur la relation intime. Différentes situations peuvent provoquer le sentiment de jalousie :
- complicité entre son/sa/saon/ses partenaire(s) et une autre personne;
- antécédents d’infidélité;
- perception de perte d’intérêt de sa/saon/son/ses partenaire(s) envers soi, etc.
La jalousie peut se manifester de plusieurs façons, notamment physiquement, émotionnellement et dans le comportement.
Ressources externes
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